h LSDreams - 09.1: L'arbre qui parle

   
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  09.1: L'arbre qui parle
 
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Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitImage hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit  L'arbre qui parle Image hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuitImage hébergée par Casimages.com : votre hébergeur d images simple et gratuit
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Au cours de l’un de ces vendredis soirs
plus tard, après la courte réunion à
quatre d’usage, O.S. me révéla qu’il
avait mis cinq doses de LSD dans la
théière japonaise en terre cuite qui
trônait sur son petit réchaud.
-- Cinq ? demandai-je, étonné.
-- Oui, répondit-il, cela fera deux portions et
demie pour chacun de nous.
Enfin, nous pourrons en prendre
une tasse et attendre pour voir comment
cela s’annoncera.
-- Entendu, répondis-je.
Il saisit la petite théière sphérique de
couleur marron sombre par son anse plate
qu’entourait un treillis d’herbes sèches
et emplit ma petite tasse brune sans
anse, dont l’intérieur était verni et
coloré d’un semblant de jade.
Il en fit de même avec sa tasse qu’il
tendit ensuite un peu vers moi,
en soulevant le coude en guise de souhait
et me dit avant d’en boire :
-- A un bon trip.
-- A un bon trip, répondis-je en soulevant
la mienne et en ingurgitant tout le contenu. O.S.
me proposa de rouler un grand joint d’Afghan noir
en attendant l’effet du trip. Nous conversâmes
gaiment pendant environ une demi-heure avant de
ressentir un engourdissement et une léthargie
qui étaient assez agréables.
Nous nous tûmes donc sans presque
nous en rendre compte et le silence qui
s’en suivit était dû à ce que chacun
de nous se trouvait accaparé par un
changement radical mais indéfinssable
de son être qui le plongeai dans
l'étonnement et l'observation de l
a nature de ce noouvel état mental.
Le LSD produisait son effet en moi
et tout autour de moi. Une bouffée
d’angoisse me saisit au point que j’en
eus la poitrine dilatée et puis cette
appréhenson soudaine disparut
aussitôt après en me laissant rêveur
quant à son origine et sa raison.
J’en étais déjà au stade de la forte
amplification de la perception des sens
que l’effet du LSD produit en ces premiers moments
et ma tête en était comme engourdie.
Comme toujours en ce cas-là, je prêtai
une grande attention à l’air chaud qui
s’imposait à mon odorat et duquel je
ne pouvais décider de le croire devenu
légèrement plus chaud et un peu
suffocant ou non.
Puis j’observai l’espace de la pièce où
nous nous tenions, à la gauche d’ O.S.,
car les couleurs des ombres et des
lumières étaient devenues plus intenses
et plus belles.
Une texture spatiale granulait quelque
peu leur ensemble et les faisait
apparaître à la manière des grains de
poussière qui flottent dans un
rai de lumière dans la pénombre.
Au bout d’un certain moment, je ressentis
de la soif. Rapidement, cette soif me préoccupa
parce qu’elle augmentait rapidement d’intensité.
Ma bouche était devenue sèche et sécha
davantage au point de m’alarmer.
Je pensai que cela ne pouvait pas être possible
que toute ma bouche, les lèvres,
la langue et le palais soient devenus aussi
secs que du papier ou que du carton ou
que du cuir séché ou encore qu'une
pierre au soleil.
Je fus pris par la crainte d’entrevoir
dans cette immense soif un danger qui
pouvait être létal. Je lançai un regard
à O.S. et l’observai pendant un moment :
il ressemblait à une image vivante qui
était peinte sur plusieurs plans dans
l’espace habituel environnant de ce
salon de réception.
O.S. m’observait paisiblement avec
des yeux bien ouverts et dont l’iris évoquait
l'éclat de la pierre précieuse et les cils,
les sourcils et la barbe ainsi que la
chevelure étaient en fils d'or véritable.
Aussi bien ses vêtements que les
coussins qui étaient placés derrière son
dos avaient des reflets de velours chatoyant. Je l’appelai :
-- O.S !
-- Oui ?, répondit-il en se penchant un peu vers moi.
-- Pourrais-tu me verser une nouvelle
tasse de thé, s’il te plaît ?
J’avais très envie de boire immédiatement
n’importe quoi pour étancher cette soif qui m’inquiétait.
Il me regarda en silence et en réfléchissant, puis il me demanda:
-- Tu veux encore une tasse ?
-- Oui, lui réponds-je, la bouche complètement sèche et en me
demandant ce qu'l y avait d'étonnant à ma
requête, après que je la lui eusse
clairement exposée.
Après avoir brièvement réfléchi, il dit :
-- Bon.
Je poursuivis la résonnance de sa réponse
qui palpitait et s’étendait autour de nous
en vibrant dans cette atmosphère
devenue étrange et féérique,
puis je reportai mon attention sur mon compagnon.
Il souleva son bras vêtu de velours vert
chatoyant dans la lumière et le mut dans
un espace aberrant de dimension indéfinissable qui
semblait immense dans un espace restreint.
Sa main étonnamment blanche avait
des reflets d’ambre et d’ivoire et planait, semblablement
à un vol de colombe, dans cette espace démesuré et
venait se poser enfin avec une gracieuse fermeté
sur l’anse dorée de la sombre théière
qui déployait sa rondeur béate, là-bas,
en contrebas, dans les parages
sombres de la table basse.
Pareille à l’aile qui se rabat sur le flanc
de l’oiseau, les rémiges de sa main entourèrent, pour la saisir, l’anse
courbée idéalement de la théière qui avait gagné
la dimenson et la signification d'un temple sur le parvis
duquel se déroulait une cérémonie rituelle invisible.
C’était un mystère indéniablement
actuel qui n’en était pas un pour moi,
car, connaissant son origine, je faillis pouffer
de rire et de contentement.
Comme la main d'O.S. persistait dans la même attitude,
je portai sur lui un regard intrigué.
Il me regarda à son tour, puis il souleva
la théière qui parut s’envoler comme
une planète dans cet espace nocturne
en décrivant une vaste parabole
au-dessus de la table basse sur
laquelle les objets n’étaient plus
que des ombres anonymes.
La boule marqua un temps d’arrêt,
puis inclina son bec verseur courbé
en col de cygne duquel jaillit aussitôt
une colonne torsadée transparente
et dorée qui scintillait en plongeant
en arc de cercle dans l’espace démesuré
qui s'était agrandi au-dessus de la table,
pour enfin venir s’écraser de très haut
sur le fond du bassin de nacre vert
à reflets d’opale et d’or qu'était devenu la tasse
et y exploser en gerbes luisantes
dont les perles émettaient des sons
musicaux très cristallins en
accompagnant de leur ravissante
symphonie la propagation concentrique
des vagues ondulantes du thé doré
qui s'épandait progressivement dans
ce vaste et minuscule bassin
qu'était devenue la tasse.
Puis la céleste musique cessa quand la
colonne liquide disparut et que les
vagues de thé doré s'apaisèrent.
Mantenant, la tasse était pleine d’une
masse compacte qui ressemblait à une
pierre précieuse luisante.
La disparition soudaine de la colonne dorée torsadée
m'avait étonné, alors je levai des yeux
intrigués pour voir O.S. qui tenait la théière en
suspens dans l'espace et me regardait en pensant à
ce que je devinai aussitôt être sa curieuse attitude
envers ma consommation de son thé, puis il dit:
-- Bon.
Surpris, je le regardai sans comprendre
ce qui le motivait, mais il continua de m’étonner
davantage en disant:
-- Si tu bois encore une tasse…
Sa phrase était restée en suspens
pendant un bref instant et j’attendis la suite avec perplexité :
-- … alors, moi aussi j’en bois une.
J'en devins muet de perplexité,
je ne comprenais pour pourquoi O.S.
parlait ainsi et je ne savais pas
pourquoi il faisait d'une tasse de thé
un problème qu’il semblait être le seul
à connaître.
Enfin, craignant de périr de sécheresse buccale
je portai la tasse à ma bouche
comme si je la sortais d’un puits et
la vidai lentement d’un seul trait décomposé
en petites gorgées successives afin que le doux breuvage
prodigue pleinement son action salvatrice.
Enfin, ma soif étanchée avec volupté,
je reposai lentement la tasse sur la table basse
que je ne finissais pas d’atteindre,
tant elle me paraissait éloignée.
Maintenant, elle reposait enfin comme
un objet privé de vie parmi les ombres i
nsignifiantes de la table qui stagnait
en contrebas dans la pénombre.
Je perçus soudain le son cristallin et bouillonnant
du thé qu’on versait dans une tasse et puis je vis
la main blanche reprendre son essor courbé dans
cet espace clair-obscur vers le réchaud
brillant de sa propre lumière, sur
lequel la ronde théière allait être posée.
La main d’O.S. reprit son périple dans l’espace
environnant et saisit la tasse
qu’il souleva un peu vers moi comme
s’il buvait à ma santé, puis il la porta infiniment
vers sa bouche et enfin la vida par petites
gorgées successives et sans reprendre haleine.
Puis il la reposa sur la table, se carra
sur sa place et me regarda avec un
calme triomphe qui le rendait un peu goguenard.
Je n’y comprenais rien du tout et je fus perturbé
qu’O.S. agisse ainsi à cause d'une simple tasse de thé.
Un peu contrarié, je me détournai de lui et sondai
les ombres et les lumières qui paraient somptueusement
la vaste pièce, tout en restant plongé dans de
mystérieuses réflexions qui étaient d’une sagesse extrême
mais qui, bien qu’émanant de très hautes et
indéniablement véridiques régions spirituelles, étaient
éphémères parce qu’elles disparaissent totalement
de la mémoire quelques temps après avoir prodigué
leurs révélations inattendues.En ce qui me concernait,
elles disparurent aussi parce que je ressentis avec
effroi ma bouche s’assécher rapidement
de manière très inquiétante.
Atterré, j’affublai cette soif de superlatifs
ascendants, selon l’augmentation de
son intensité pour en finir par la
qualifier de sécheresse de désert et,
enfin, j’appelai O.S. et le priai de
me verser une nouvelle tasse de thé.
Comme frappé de stupeur, il me regarda
droit dans les yeux pendant un petit
moment sans ren dire, puis il leva l’index
un peu dans ma direction et me demanda,
comme si ma requête le rendait perplexe:
-- Tu veux une encore une tasse ?
-- Oui, répondis-je en dissimulant
ma secrète impatience, car je surveillais
ma bouche qui était devenue tellement
sèche qu’elle me semblait s’être
entièrement solidifiée.
Car enfin, qu’avait-il donc? Pourquoi faisait-il tant de
bruit  pour une malheureuse petite tasse de thé ?
Il n’était pourtant pas avare, à ma connaissance, alors,
pourquoi était-ce si étonnant pour lui ?
--Bon, fini-t-il par dire.
Ce « bon » se répercuta en roulant
à travers l’atmosphère pour y propager
sa résonnante tonalité dans tous recoins
qui le répercutaient brièvement à une
courte distance des murs.
Pendant un moment, je dus suivre sa progression
parce qu’il se déplaçait en froufroutant dans l’air et
je ne pouvais rien faire d’autre que d’écouter les
échos que le plafond nous renvoyait.
-- Si tu bois encore une tasse…
et bien, moi aussi j’en bois une autre…,
prononça-t-il avec un sérieux inexplicable.
A cette phrase décourageante, je décidai
de ne plus essayer de saisir les raisons
qui poussaient O.S. à se comporter
d’une manière aussi incompréhensible.
La même cérémonie se répéta en
ressemblant quasiment en tout point
  à la précédente et je pus enfin apaiser ma terrible soif.
A vrai dire, cette soirée-là, je ne voulais
que boire quelque chose, n’importe quoi, fut-ce de l’eau
du robinet pour mettre fin à mon horrible soif, mais O.S., lui,
n’avait pas oublié qu’il y avait du LSD
dans le thé et il croyait que je m’en souvenais aussi.
C’est ainsi donc que nous absorbâmes ce soir-là
l’équivalant de deux doses et demie de LSD chacun
sans que je m'en doute le moins du monde.
Je pense humblement qu’après cela,
chacun de nous s'était retranché
à sa place habituelle, mais il arriva un moment
durant lequel je me tenais soudain seul debout
au centre de la pièce qui était devenue curieusement sombre,
d’une semi-obscurité de plein-air nocturne
et, effectivement, je vis presque sans étonnement et
avec une assez agréable surprise deux ou trois arbres qui
se dressaient à quelques pas de moi.
Ils se trouvaient à la lisière d’une forêt silencieuse
que je pouvais distinguer dans la nuit.
Devant moi, il y avait un premier arbre qui accapara
le plus mon attentionparce que son tronc était épais et
que ses deux premières grosses branches
se courbaient vers le haut en forme de moitié d’ellipse
en Y dont le petit arc de cercle de sa base était large.
Sa ramure s’élevait sombrement vers
le ciel et son feuillage paraissait touffu.
J’eus l’impression que ses branches s’élevaient
ainsi en guise d’accueil et en
signe d’invite. Inquiet, j’eus le
pressentiment d’une certaine relation
entre l’arbre et moi qui allait être
suivie d’un événement dont le
déroulement se fit jour peu à peu
dans mon esprit et au fur et à mesure
que je comprenais, je percevais en même temps
une force invisible et impalpable
qui me soulevait lentement en l’air et
me conduisait gentiment mais inexorablement
vers cette même fourche de l’arbre dont je commençais
à réaliser la signification :
-- Non ! ai-je crié d’une voix qui était
peut-être intérieure, car personne ne
m’a dit par la suite que l’on m’ait
entendu crier ce soir-là.
Mais j’ai crié et re-crié :
-- Non !,
parce que je comprenais pourquoi j’étais guidé
vers la fourche de cet arbre. Puis j’ai finalement prié en geignant :
-- Non, je ne veux pas être mis dans cet arbre.
Mais, déjà, j’étais au-dessus de la fourche,
la force me guidait vers le creux de sa base,
déjà, mes pieds allaient la toucher,
mais ils ne touchèrent rien parce que,
à ma désolation devenue à présent
muette, je m’enfonçais dans le tronc
de l’arbre comme s’il était soudain
devenu creux, transparent et impalpable
à la fois. J’en fus triste et désespéré,
car je croyais devoir y rester à tout jamais.
Le dos appuyé contre l’intérieur du tronc,
la tête baissée vers la poitrine et
les pieds posés sur un fond moelleux
et à peine avais-je commencé à
sombrer dans une noire tristesse,
mon regard posé sur un autre arbre
qui se trouvait en face que je
pouvais voir à travers celui dans
lequel je me trouvais, à peine avais-je vu
les yeux de cet autre arbre qui me
regardait en souriant avec bienveillance
et aussi une certaine tendresse,
que j’entendis la voix de l’arbre dans
lequel je me trouvais reclus s’élever.
D’emblée, elle me fut agréable à entendre.
Son timbre était d'une gravité moyenne et
son élocution était douce et paisible.
Elle me tira hors de mon début de désespoir, 
aussi l’écoutai-je attentivement tout en échangeant un regard sourieur
avec l’arbre d’en face qui semblait aussi
entendre et apprécier le discours qui suivit:
-- Du jour de ma naissance, à cet endroit
précis et ma mère et mon père, mes frères
et mes amis et tout mon peuple d’arbres
qui est autour d’ici, nous tous, nous attendons
chaque jour sa venue, qu’il vienne et déverse
sur nous un peu de sa bonté.
Je ne compris pas de qui il parlait,
mais dans mon âme, je le sentis lever son
regard vers le ciel et je vis la forêt
devant nous et qui nous tournait le dos
  en fare de même et lever un regard plein
d'heureux espoir  vers les nues.
Un murmure grandissant commença à s’élever
de toute la forêt, puis il devint
un ensemble de voix dont l’enthousiasme allait
en s'amplifiant et puis, les bras de
tous les arbres tendus vers le ciel, il devint
un brouhaha de voix sonores qui se
réjouissaient d’être à une fête et enfin un
cri unanime jaillit de toutes les poitrines:
-- Le voici !
Je vis le ciel s’éclaircir un peu, puis
son bleu de nuit virer à un bleu plus bleu
dont la teinte bleuissait davantage en s’éclaircissant
de plus en plus et des rayons dorés vinrent le
transpercer. Puis un éclat doré envahit tout le ciel
et fit naître le jour. Enfin il apparut dans toute sa splendeur 
au regard extasié de la forêt,en voguant
majestueusement dans les nues.
Force calme et tranquille, le soleil
se levait et répandait avec prodigalité
la bienfaisance sa lumière active.
Une chaleur merveilleuse vint soudain réchauffer
mes deux jambes, à ma réjouissance et à celle de l’arbre
qui en soupirait d’aise et mes pieds, ses racines
reposaient encore dans la fraîcheur sous-terraine.
Un doux vent s’éleva en remuant les
arbres et les arbres en ployèrent de contentement
et la sève monta jusqu’aux plus hautes branches et jusqu’à
la moindre brindille en flot de volupté et toute
la ramure fut secouée comme une
abondante chevelure.
Je mes sentis alors être envahi de bien-être et
d'une pure joie de vivre, heureux comme les
arbres  et rassuré aussi.
Puis mon regard apaisé se baissa vers
le sol et je vis dès l’abord,
à mi-chemin entre l’autre arbre et le mien, isolée
dans l’herbe verte qui l’entourait,
une petite fleur se réveiller.
Je la perçus comme on perçoit une femme
qui est soucieuse de sa beauté parce
qu’elle se sent observée. Une longue feuille effilée
qui était née tout près du sol remontait en grande
courbe jusqu’à son épaule et se recourbait
vers le bas comme un long pan de robe dont la
pointe est posée sur les herbes.
Son long et mince bras semblait être
levé et sa main tapotait ses pétales
pour y mettre de l'ordre comme on
le fait pour une chevelure.
Je l’aimai et la regardais en souriant
et l’arbre d’en-face, qui en faisait
de même échangea avec moi un regard complice, éclatant
de bienveillante connivence, car nous savions tous deux
que nous l’aimons beaucoup.
Mais elle avait gardé sa bonne contenance devant
ces regards qui la contemplaient
et qu’elle aimait aussi, mais elle cacha son
amour derrière une boutade et
sans nous regarder, elle dit d’une voix
douce en inspectant sa floraison d’une main distraite :
-- Pourquoi me regardez-vous donc ?
Moi aussi, je dois patienter.
Nous rîmes en nous-mêmes,
l’arbre d’en face et moi, à son muet
contentement et à celui de mon arbre
qui avait participé en silence au
charme de cet échange de politesse matinal.
Il faisait grand-jour à présent et je levai
mon regard au-delà de l’orée vers une
proche clairière et je vis à l’horizon
un grand pan de ciel bleu
et des nuages blancs.

 

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Suite en prochaine page: l'arbre qui parle, épilogue.

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